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Electricité ou gas ?

Pas de doute, on veut du gas !

J'ai toujours senti, sans trop reflechir qu'il n'a rien qui puisse substituer le feu comme element de coction. Mais rien me disait avec certitude que les plaques electriques peuvent avoir des effets negatives dans la nouritures que nous cuisinons.

Ce n'est que depuis que je suis interesse à l'energie et plus recemment en cherchant savoir plus sur l'effets du stress geopathique dans notre santé, que je vois plus clairement comment l'energie de ce qu'on mange ou on boit peut être affecté par les emanations des plaques electriques de la cuisine.

Dans le livre Feng Shui and your health: A guide to high vitality (Feng Shui et santé: un guide pour entretenir une grande vitalité) du Dr. Jes T. Y. Lim, on peut lire : " Les plaques electriques generent des radiations dans l'eau et ceci est très mauvais pour la santé; ces radiations detruisent quelques unes des frequences des infusions des herbes".

Bien que j'utilises du gas pour cuire les aliments, j'avoue avoir utilisé jusqu'à maintenant une bouilloire et un rice cooker, sans lesquels je n'aurais pas pû faire autant pendant les premiers mois de maternité (et allaitement). Bien sûr, il faut toujours faire un compromis, donc c'est pas si bien grave.

Pourtant des mesures s'impossent dans ma cuisine comme acheter une theiere et preparer avec plus de temps en avance les menus de la famille, de façon de pouvoir eviter l'usage du rice cooker pour gagner du temps.

Encore une fois se nourrir n'est pas seulement manger. C'est pourquoi des elements autres que les aliments jouent un rôle très important dans la qualité de ce qu'on mange.

Mes nuages de saveurs : Mon top 10 d'associations de saveurs !

En Mai, j'ai été taggée avec cette amusante demande, mais malgré le temps passé à lister mes douplas d'honneur, je n'ai pas pu le publier, entre autres choses par manque de rasurrance parce que je ne savais pas à qui d'autre tagger pour valider ma participation au jeu.

J'espere que  Lunabeille acceptera mes excuses pour ne pas avoir continuer tout de suite avec le jeu de "Tagger" sur les 10 combinations. Malgré le manque de réponse inmediate, je jure avoir listé mes conbinaisons avec un grand plaisir.

Mes 10 associations préferées en ce moment (car elles peuvent changer) sont :

1- Avocat / Ricotta - Des decouvertes que je dois à ma douce Lila (ma petite de 20 mois) ! Cette combinaison fait une perfecte solution comme "Dip Sauce" avec des chips de maïs ou de Pain Pita grillé, mais aussi comme accompagnement des cereals ou en substitution de la mayonaisse ou encore pour agrementer des sandwichs avec des pousses de grains.

2- Romarin / Huile d'olive - Après l'avoir essayé avec les patates douces, je le mets un peu partout lorsqu'il s'agit de cuire des legumes au four et bien sûr je ne peux pas resister à une bonne Foccacia au romarin.

3- Pain / Beurre - Une combinaisson qui restera au top à vie. J'adore le beurre et j'adore le pain, surtout en France, où le pain a un statut Gourmet et pas seulement Gourmant. Une seule contraindication, l'excès de levure dans le pain et la graisse du beurre ne font pas une bonne combinaison pendant la saison des rhumes. A manger avec moderation ou à laisser pour ses dejeuner sous le soleil de l'été.

4- Dattes / Amande - La combinaisson qui decribe mes petits dejeuners dans ce qu'on appelle au Centre Sivavanda "Le Power Drink".

5- Tahini / Miel - Je sais, pas très commun mais sur une tranche de pain, c'est tout ce qui me faut pour avoir un petit dejeuner de rêve. En plus c'est mon adaptation de la combinaisson beurre de cacahuetes / miel que j'ai beaucoup mangé lors de ma formation comme Professeur de Yoga au Sivananda Yoga Ranch, bien sûr aux Etats-Unis, c'est que là-bas qu'on mange du beurre de cacahuetes comme ça et tous les jours.

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Le moment du retour !

Ça fait long temps que je pense à me retrouver ici. Les idées n'ont pas manqué pendant tout ce temps, mais l'envie n'était pas au rendez-vous.

Je suis désolée de ne pas avoir donné une réponse à tous ceux qui m'ont laissé des commentaires ou qui m'ont taggé. Dans ma tête, j'ai toujours donné de la continuité à nos dialogues, mais mon esprit n'était plus dans les soucis ou les découvertes de l'invité végétarien.

Il y a quelques jours, je discutais avec mon mari sur tout ce qui s'est passé dans les mois qui ont suivi l’accouchement, la fatigue et parfois le désespoir. Je sais que c'est très facile de réduire toute émotion post-partum à la très diagnostiqué dépression post-natale, mais Dieu sait que si j'étais triste malgré le bonheur d'avoir un enfant, il y a eu toujours une raison concrète. La solitude dans ce pays, les critiques des gens autour, le froid, mais aussi une barre placé sûrement trop haut pour moi dans mon rôle de maman. Je m'avais promis ne jamais laisser pleurer ma petite, mais il fallait payer un prix très cher, car j'étais seule à pouvoir accomplir la mission, l'autre personne qui pouvait m'aider, Mihai s'occupait de notre lien avec l’extérieur, devant voyager énormément loin de la France.

Aujourd'hui je retrouve la force, le calme et la confiance en moi et dans notre famille. Lila est sans doute un enfant épanoui. Beaucoup de nouvelles expériences se sont accumulées pour l'invité végétarien pour m'aider à retrouver un plus juste rapport avec le végétarisme, la philosophie de la non-violence et ma recherche de la pureté.

Du temps après l'accouchement, dû à nos multiples voyages et à mon besoin de me récupérer plus rapidement de la grossesse, j'ai décidé selon la recommandation de mon praticien ayurvédique Philippe Maugars, d'inclure des bouillons de volailles dans mon régime et plus de laitiers que ce dont je mangais d'habitude, en plus de beaucoup de légumes à fauilles vertes, suivant des principes plus ayurvédiques que strictement végétariens. Le fait de l'avoir accepté, me permet d'être plus souple dans des situations très courantes où les gens m'offrent que des salades lors d'un dîner. Et on le sait qu'il est impossible de bien se nourrir qu'avec des crudités, surtout le soir. Mais aussi, cette parenthèse me permet en outre pouvoir tout simplement d'aller manger dehors sans craintes, même si lorsque j'ai la possibilité du choix je préfèrerais des mets complètement fait avec des légumes.

Ce n'est pas très évident d'ouvrir un creneau à quelque chose que on avait erradiqué de sa vie, mais puisque je ne peux pas faire autrement, au moins  je suis reconnaisante de ces animaux qui ont offert leur vie pour me nourrir.

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Variation de pesto sur l'arome de la coriandre

Coriander_2

La coriandre ne manque jamais dans ma cuisine mais je ne l'avais jamais utilisé comme thème centrale sauf dans la préparation d'un Chutney de coriandre qui me fait réveiller les papilles et tous les sens derrière. Ce n'était que lorsque j'ai reçu le très complet et beau livre Eat. Taste. Heal: An Ayurvedic Guidebook and Cookbook for Modern Living que j'ai eu la chance d'essayer la recette de pesto coriandre, déjà deux fois, parce que dès qu'on l'essai ce n'est plus possible de vivre sans l'envie de couronner ses pâtes avec un tel délice. J'ai même osé mettre cette sauce sur du riz basmati sans plus pour rester rêveuse.

En plus je cherchais une excuse pour parler des pouvoirs de cette herbe douce et très aromatique. Dans Ayurbalance, on peut lire que la coriandre est aussi connu comme le Persil chinois, et puis la coriandre fait référence plutôt aux feuilles de la plante, parce qu'on utilise aussi les graines. Selon l'ayurveda, la coriandre offre les saveurs astringent et amer. C'est une herbe rafraichissante et élimine l'excès de feu dans l'estomac, et généralement aide la digestion sans aggraver les qualités de feu dans le corps.

Kurma Dasa, le célèbre chef Krishna australien, dit de la coriandre dans son livre Great vegetarien dishes, que c'est l'herbe la plus commune pour condimenter des plats dans le monde entier. La coriandre a un subtil saveur un peu acidulé et chaude, et fait partie des presque tous les plats indiens (Dals, Subjis, Raitas).

Plus va, la delicieuse recette...

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Un pêché : des patates douces au four

Patate_douce_1

Un de ces jours, je suis allée faire du yoga au Centre Sivananda à Paris, avec la chance de pouvoir rester pour profiter du déjeuner qu'ils servent pour les élèves des cours à midi (je répète c'est que pour les élèves du centre). C'est mon rêve depuis longtemps parce que c'est comme manger chez quelqu'un et même c'est comme manger chez moi. Dans le centre Sivananda, ils préparent des repas selon les principes yogiques et ayurvediques en utilisant des ingrédients biologiques. C'est simplement parfait !

Alors, c'était Uma qui faisait la cuisine, une des professeurs du centre, qui récemment a fait le cours de nutrition ayurvedique en Autriche. Elle a préparé un soupe de Dal, du riz basmati, du brocoli et du carottes sautés et des patates douces au four, que je n'ai pas pu oublier depuis. Heureusement elle m'a expliqué sommairement comment préparer ces patates douces merveilleuses. A la première opportunité que j'ai vu la légume en question au marché, même si j'évite de consommer des légumes d'ailleurs, je sentais comme un devoir d'essayer de les préparer à la façon d'Uma, facile et super bon...

Sans plus, la recette ensuite...

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Le choc : j'allaite encore !

Je ne suis plus seulement un invité végétarien mais aussi une maman végétarienne. Une fois qu'on devient maman, il ne reste de temps que pour l'essentielle, ce qui me permet de laisser de côté les contraintes pour une vegetarienne, trouvés ici et ailleurs, pour faire la place à des choses beaucoup plus constructives. Malgré ma disposition de me couvrir que des bonnes vibrations, je ressens aujourd'hui l'envie de parler d'une nouvelle contrainte dans ma vie et dans nos vies comme famille.

Il y a quelques jours nous avons fêté, avec un peu de retard, l'anniversaire de Lila, née le 5 mars 2007. La famille et des amis proches sont venus partager ce moment de bonheur avec nous. Lors de cette petite réunion je discutais un peu avec une amie à qui ça faisait très longtemps que je n'avais pas vu, et puis à la question : Kelly, comment tu te sens? J'ai répondue, très naïvement et même avec un peu de fierté : Génial mais quand même un peu fatiguée, parce qu'avec l'allaitement les nuits sont encore un peu difficiles.

Le choc ! Elle m'a regardé comme si je l'avais dit que je donnais un verre de Bordeaux à Lila au souper avec sa purée de carottes. Ça réponse exacte a été : " C'est un peu tard, je trouve ! ". Ce commentaire en lui-même n'est pas très méchant mais le visage d'accompagnement montrait suffisamment de dégoût comme pour que je me sente un peu bizarre d'allaiter à Lila de 13 mois. Ce n'était pas la première fois qu'on met en question mon choix d'allaiter Lila passé l'année ou d'avoir l'intention de le faire jusqu'au moment où toutes les deux, elle et moi, seront d'accord pour sevrer.

Ça faisait longtemps que je ne ressentais pas cette malaise de vivre dans un endroit où je suis tellement différente, mais surtout dans lequel tout semble indiquer que j'ai tort ou que "mon exotisme" me fait marcher à contre courante par ignorance. Je sais que ce n'est pas très important ce que les autres disent, si je crois que notre décision est la meilleure, mais ce dégoût verbalisé par une amie résonne encore aujourd'hui sur ma fragilité récente, celle qui se mêle avec mon bonheur de jeune maman.

J'ai du raconter à mon mari ce que je ressentais, et là lors, je ne me suis pas senti mieux parce que lui aussi à son tour m'a confié qu'en effet à chaque fois qu'on lui demande comment j'y vais et il dit qu'un peu fatiguée parce que... j'allaite encore, les gens le regardent avec tête de "ça ne va pas non" ou "Dis donc, elle a du mal à s'en défaire, Kelly" avec un peu de cynisme. Ainsi, il m'a confié qu'il pense que le mieux c'est de ne plus dire aux gens que "nous allaitons" car sa gêne, ça dérange, et ce n'est pas très élégant.

Ma tristesse est bien sur attaché à mon ego, gonflé de fierté parce que malgré tout, je crois fermement qu'avec mon geste d'allaiter, je donne un de plus importantes démonstrations d'amour et de fermeté dans mon engagement envers Lila. Je ne juge pas, allaiter ou pas c'est un choix personnel, mais c'est triste de voir comment notre nature la plus pure est mise en question.

Ce qui a été génial ce que les avis négatifs m'ont servi pour faire enquête sur le thème, en trouvant qu'il n'y a que des bénéfices, statistiquement prouvés, dans l'allaitement prolongé au delà des deux ans :

Pour l'enfant :

- Nutritionnels
- Il sera moins malade
- Il aura moins d'allergies
- Il sera plus intelligent
- Il sera mieux intégré socialement

Pour la mère :

- Retarde naturellement le retour de la fertilité
- Réduit le risque de cancer d'ovaire
- Réduit le risque de cancer de sein
- Réduit le risque de cancer d'utérus
- Protège contre l'ostéoporose
- Réduit le risque d'arthrites reumatoidea
- Permet une réduction dans les niveaux d'insulines nécessaires chez des mères avec de la diabètes
- Favorise la perte de poids pris pendant la grossesse

Je ne suis pas trop le genre à chercher des explications scientifiques et de donnés statistiques sur les choses mais pour ceux qui s'intéressent, vous pouvez visiter ce site, plein de ressources sur l'allaitement.

Pour conclure, je me dis qu'après tout ce que j'ai pu trouver sur les bénéfices d'un allaitement prolongé, en plus de mes intuitions et mes réflections sur le thème, tout parait indiquer que tout équilibre rompu se exprime avec des problèmes de santé. Je ne douterai pas que le catastrophique taux d'obésité chez les enfants ou le très haut taux de cancer  des organes féminins, seront des conséquences de nos choix par rapport à la maternité, initiés à l'insu de l'industrie alimentaire et pharmaceutique à partir des années 70.

Bien sûr il y a des cas dans lesquels c'est impossible d'allaiter, mais sinon, je crois que vouloir être mère sans vouloir allaiter c'est comme arrêter une maternité à mi-chemin. J'espère que dans les années à venir on reprendra conscience de la responsabilité d'avoir un bébé comme l'exige la nature, avec douleur, avec des nuits courtes, et le reste. En tout cas, je sais qu'il y a maintenant beaucoup de femmes qui font un pas, ou plusieurs, en arrière dans leurs coutumes, pour retrouver la vérité de l'expérience de la maternité, tellement bousculé par la recherche de contrôle et de confort. Bravo pour toutes ces femmes qui sentent la responsabilité d'allaiter à leurs enfants.

En ce qui me concerne, j'allaiterai encore !

 

T-A-P-I-O-C-A : pour un déssert lèger

Tapioca_dessert

Pour moi la tapioca c'est une nouveauté, pas d'aujourd'hui, mais quand même, ça ne doit pas faire 5 ans que je connais cet ingrédient. Malgré la haute dose de galettes de manioc qu'on mange dans mon pays, le Venezuela, sous la forme de Casabe, nous ne connaissons pas la fécule de manioc dans cette présentation en petites perles, d'ailleurs connu comme perles de japon, et qui attire l'attention des enquêteurs, snobistes et avant-gardistes culinaires.

Un beau jour j'ai trouvé une recette de kitchari de tapioca dans un livre et l'idylle a commencé. Ensuite, j'ai essayé une version sucré, qui pourrait trouver ses origines dans un porridge anglais, mais qu'on appelle en Inde Khir de Tapioca.

Je ne le fais pas souvent parce que la tapioca n'est pas un aliment très recommandé pour des personnes avec déséquilibre Vata (sécheresse, maigreur, malabsorption, digestion variable, et d'autres problèmes liés à la hausse de élément air dans le corps), bien qu'il s'agit d'un aliment parfait pour la période de récupération des maladies, du à ces caractéristiques : nourrissant mais léger, deux adjectifs qui ne vont pas souvent ensemble.

Par contre, c'est un aliment parfait pour des gens de type Kapha, précisément parce que c'est très léger. Ces individus qui souhaitent maigrir un peu. Aussi léger que la Quinoa ou la semoule, la tapioca est un aliment parfait pour le souper accompagné tout simplement avec des légumes. Seulement il faut éviter le combiner avec d'autres céréales, car la combinaison peut être nefaste pour la digestion, selon le Dr. Vasant Lad.

Cette fois-ci je l'ai préparé comme un porridge avec des fruits sec, des dattes et des amandes. Évitez la tentation d'ajouter des raisins secs car le mariage avec la fecule de manioc n'est pas très bon pour la digestion. La recette qui suit est un peu imprécise (comme d'habitude, je suis pour la spontanéité dans ma cuisine), ce qui permet d'imaginer tout sort de combinaisons.

La recette plus bas...

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Shepherd's Pie : L'autre nom du Hachis...

Shepherds_pie_part_2

C'est le printemps ! La pluie, les températures instables, le vent, les fleurs, mais encore le froid. Je veux toujours allumer ma cheminé et manger des plats riches, même très riches.

Comme chaque hiver, je reviens aux incontournables : le gratin des légumes et le Shepherd's pie ou pâté en croute du berger, selon le dictionnaire Babel Fish. Pour moi, ce plat est une espèce de Hachis aux lentilles et aux légumes, qu'on peut parfaitement faire aussi qu'avec des légumes.

Je le fais souvent lorsque nous avons des invités "non-végétariens" à la maison pour un déjeuner. Il s'agit d'un plat très savoureux et très riche, deux caractéristiques très importantes parce que selon Mihai (mon mari) ce que je fais est parfois un peu trop simple et surtout très léger, ce qui le fait avoir faim seulement 1 heure après avoir mangé, une catastrophe.

Sans plus de préambules, je vous présente ma version du Shepherd's Pie végétarien...


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Être nouri. Être reconnaisant.

Dans ma famille, manger n'a jamais été un acte sur lequel on puisse réfléchir au delà d'exprimer si l'on aime ou pas, et même ces deux options ne voulaient pas dire qu'il avait l'option de changer le menu de chaque jour. On mangeait, point !

En plus, la notion de dessert et tous ces services successives n'existait pas, je veux dire entrée, plat, etc. C'était basique, juste une assiette rempli  toujours avec une combinaison de céréale, viande ou d'autre produit d'origine animale et de la salade. Mais surtout, on m'a jamais dit qu'il fallait dire merci lorsqu'on profitait de ce qui était servi. Celui qui cuisinait faisait ce qui était son obligation, et puis on ne pensait pas aux origines de la nourriture, encore moins aux raisons pour manger, au delà d'un acte purement pratique : il faut manger !

Ce n'est que maintenant, grâce à ma compréhension de l'importance de ce qu'on mange et ses effets dans notre corps et notre esprit, que je vois dans la nourriture plus que des aliments destinées à satisfaire des besoin purement mécaniques. Aujourd'hui, je me rends compte de combien c'est important d'être reconnaissant pour pouvoir manger, pas seulement parce qu'il y a des gens qui ne mangent pas, ce qui est déjà une bonne raison, mais aussi parce qu'une fois qu'on réalise que ce qu'on mange a respiré comme nous, il devient aussi évident le sens du sacrifice de tous ces êtres qui s'offrent à nous, pour nous aider à aboutir un but plus grand.

Même si l'on ne croit pas à dieu, tout ce qui est dans notre assiette est une offre de la nature, pour nous permettre non seulement nous développer physiquement, mais aussi spirituellement. C'est pourquoi il est si important pour moi aujourd'hui dire merci lorsque je prépare mes aliments et ensuite lorsque nous sommes à table, avant de manger. Dans presque toutes les cultures on donnait des remerciements aux dieux pour ce qu'on recevez pour manger. C'est aussi un acte de humilité et de compréhension de notre appartenance à quelque chose de plus grand que nous mêmes.

Voici une prière d'origine védique que je chant toujours avec Lila, avant de manger :

Sahanavavatu - Soyons ensemble

Sahanau bhunaktu - Partageons ce repas ensemble

Sah veeryan karvavahai - Soyons vitales ensemble

Tejas vina vadhi tamastu ma vidvishavahai - Soyons radieux ensemble et effaçons l'obscurité et la négativité autour de nous)

Om Shanti. Shanti. Shanti. Que la paix règne

Ensuite, j'ajoute spontanément, en espagnol, la langie dans laquelle je parle à Lila, ce qui m'arrive à l'esprit pour partager avec elle le fait que ce qu'on mange est plus que des carottes et du riz, pour mentionner quelques aliments, par exemple :

Esta comida es Prana. Esta comida es Brahman. Esta comida es una ofrenda de la naturaleza para que podamos cumplir con nuestra mision en la tierra. Damos gracias a todas esas plantas y animales que ofrecen sus frutos para alimentarnos fisica y espiritualmente. Amén

Ce qui veut dire : "Cette nourriture est du Prana. Cette nourriture est Brahman. Cette nourriture est une offrande de la nature pour que nous pouvons accomplir notre mission sur la terre. Donnons la grâce à toute les plantes et animaux qui nous offrent ses fruits pour nous nourrir physique et spirituellement. Amen."

Etant le Prana, l'énergie vitale et le Brahman, le esprit cosmique suprême de la création, dans les Vedas, et puis j'ajoute à la fin le Amen, comme dans les rituels chrétiens et qui signifie une déclaration de foi et d'affirmation, ou pour dire "ceci est une vérité".

Om Tat Sat

Petites galettes de pomme de terre

Arepitas_papa

Ça peut sonner incroyable mais j'ai découvert la pomme de terre déjà très grande, bien sur grâce aux frites, arrivées avec l'indépendance loin de la famille. Dans mon pays on en mange, mais pas autant que ça, paradoxalement puisque la pomme de terre est originaire de l'Amérique. Mais c'est surtout ma mère qui n'a jamais été trop fan de cette racine, très appréciée comme accompagnement des préparations de caractère.

A travers l'Ayurveda, j'ai découvert qu'en faite la pomme de terre n'est pas un aliment à manger trop en Europe, dû à son origine lointain. En plus j'ai découvert que la pomme de terre fait partie des aliments classés parmi les solanaceaes. Ces plantes contiennent des alcaloïdes, pour que ce soit plus claire, par exemple de la nicotine, présente dans le tabac, aussi appartenant à ce groupe avec l'aubergine, la tomate, les piments et la pomme de terre.

Ça explique pourquoi on consomme autant de frittes à la sauce tomate dans l'Amérique de l'Oncle Sam et pourquoi les italiens ont imposé leur combinaison traditionnelle, de la pâte à la tomate ou même la pizza. On pourrait conclure que la tomate et la pomme de terre sont addictifs autant que la cigarette, mais je n'ai pas de preuves scientifiques et puis les doses de nicotine dans la cigarette son très concentrés puisque c'est la feuille qu'on consomme. D'ailleurs on dit que les feuilles de ces plantes ont beaucoup d'alcaloides pour éviter que les animaux les mangent.

Selon l'Ayurveda, et particulièrement le Dr. Kamlesh, les pommes de terre seront plus digestes cuites dans de l'huile ou encore mieux dans du Ghee. Et donc que spécialement le Ghee serait l'antidote aux mauvais effets de la pomme de terre.

Et bien pour montrer comment intégrer de la meilleure façon des pommes de terre dans notre régime ayuvédique, le Dr. Kamlesh nous a offert cette délicieuse recette de galettes de pomme de terre, qui servent parfaitement comme support des chutneys et de sauces au currys, lors d'un de ces cours au Centre Sivananda à Paris. Les galettes de pomme de terre sont tellement bonnes et faciles à faire que je n'ai pas douté un instant de les inclure dans le menu des ateliers de cuisine ayurvédique que j'ai dicté à Caracas.

Suit la recette plus bas...

 

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