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Variation de pesto sur l'arome de la coriandre

Coriander_2

La coriandre ne manque jamais dans ma cuisine mais je ne l'avais jamais utilisé comme thème centrale sauf dans la préparation d'un Chutney de coriandre qui me fait réveiller les papilles et tous les sens derrière. Ce n'était que lorsque j'ai reçu le très complet et beau livre Eat. Taste. Heal: An Ayurvedic Guidebook and Cookbook for Modern Living que j'ai eu la chance d'essayer la recette de pesto coriandre, déjà deux fois, parce que dès qu'on l'essai ce n'est plus possible de vivre sans l'envie de couronner ses pâtes avec un tel délice. J'ai même osé mettre cette sauce sur du riz basmati sans plus pour rester rêveuse.

En plus je cherchais une excuse pour parler des pouvoirs de cette herbe douce et très aromatique. Dans Ayurbalance, on peut lire que la coriandre est aussi connu comme le Persil chinois, et puis la coriandre fait référence plutôt aux feuilles de la plante, parce qu'on utilise aussi les graines. Selon l'ayurveda, la coriandre offre les saveurs astringent et amer. C'est une herbe rafraichissante et élimine l'excès de feu dans l'estomac, et généralement aide la digestion sans aggraver les qualités de feu dans le corps.

Kurma Dasa, le célèbre chef Krishna australien, dit de la coriandre dans son livre Great vegetarien dishes, que c'est l'herbe la plus commune pour condimenter des plats dans le monde entier. La coriandre a un subtil saveur un peu acidulé et chaude, et fait partie des presque tous les plats indiens (Dals, Subjis, Raitas).

Plus va, la delicieuse recette...

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Un pêché : des patates douces au four

Patate_douce_1

Un de ces jours, je suis allée faire du yoga au Centre Sivananda à Paris, avec la chance de pouvoir rester pour profiter du déjeuner qu'ils servent pour les élèves des cours à midi (je répète c'est que pour les élèves du centre). C'est mon rêve depuis longtemps parce que c'est comme manger chez quelqu'un et même c'est comme manger chez moi. Dans le centre Sivananda, ils préparent des repas selon les principes yogiques et ayurvediques en utilisant des ingrédients biologiques. C'est simplement parfait !

Alors, c'était Uma qui faisait la cuisine, une des professeurs du centre, qui récemment a fait le cours de nutrition ayurvedique en Autriche. Elle a préparé un soupe de Dal, du riz basmati, du brocoli et du carottes sautés et des patates douces au four, que je n'ai pas pu oublier depuis. Heureusement elle m'a expliqué sommairement comment préparer ces patates douces merveilleuses. A la première opportunité que j'ai vu la légume en question au marché, même si j'évite de consommer des légumes d'ailleurs, je sentais comme un devoir d'essayer de les préparer à la façon d'Uma, facile et super bon...

Sans plus, la recette ensuite...

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Le choc : j'allaite encore !

Je ne suis plus seulement un invité végétarien mais aussi une maman végétarienne. Une fois qu'on devient maman, il ne reste de temps que pour l'essentielle, ce qui me permet de laisser de côté les contraintes pour une vegetarienne, trouvés ici et ailleurs, pour faire la place à des choses beaucoup plus constructives. Malgré ma disposition de me couvrir que des bonnes vibrations, je ressens aujourd'hui l'envie de parler d'une nouvelle contrainte dans ma vie et dans nos vies comme famille.

Il y a quelques jours nous avons fêté, avec un peu de retard, l'anniversaire de Lila, née le 5 mars 2007. La famille et des amis proches sont venus partager ce moment de bonheur avec nous. Lors de cette petite réunion je discutais un peu avec une amie à qui ça faisait très longtemps que je n'avais pas vu, et puis à la question : Kelly, comment tu te sens? J'ai répondue, très naïvement et même avec un peu de fierté : Génial mais quand même un peu fatiguée, parce qu'avec l'allaitement les nuits sont encore un peu difficiles.

Le choc ! Elle m'a regardé comme si je l'avais dit que je donnais un verre de Bordeaux à Lila au souper avec sa purée de carottes. Ça réponse exacte a été : " C'est un peu tard, je trouve ! ". Ce commentaire en lui-même n'est pas très méchant mais le visage d'accompagnement montrait suffisamment de dégoût comme pour que je me sente un peu bizarre d'allaiter à Lila de 13 mois. Ce n'était pas la première fois qu'on met en question mon choix d'allaiter Lila passé l'année ou d'avoir l'intention de le faire jusqu'au moment où toutes les deux, elle et moi, seront d'accord pour sevrer.

Ça faisait longtemps que je ne ressentais pas cette malaise de vivre dans un endroit où je suis tellement différente, mais surtout dans lequel tout semble indiquer que j'ai tort ou que "mon exotisme" me fait marcher à contre courante par ignorance. Je sais que ce n'est pas très important ce que les autres disent, si je crois que notre décision est la meilleure, mais ce dégoût verbalisé par une amie résonne encore aujourd'hui sur ma fragilité récente, celle qui se mêle avec mon bonheur de jeune maman.

J'ai du raconter à mon mari ce que je ressentais, et là lors, je ne me suis pas senti mieux parce que lui aussi à son tour m'a confié qu'en effet à chaque fois qu'on lui demande comment j'y vais et il dit qu'un peu fatiguée parce que... j'allaite encore, les gens le regardent avec tête de "ça ne va pas non" ou "Dis donc, elle a du mal à s'en défaire, Kelly" avec un peu de cynisme. Ainsi, il m'a confié qu'il pense que le mieux c'est de ne plus dire aux gens que "nous allaitons" car sa gêne, ça dérange, et ce n'est pas très élégant.

Ma tristesse est bien sur attaché à mon ego, gonflé de fierté parce que malgré tout, je crois fermement qu'avec mon geste d'allaiter, je donne un de plus importantes démonstrations d'amour et de fermeté dans mon engagement envers Lila. Je ne juge pas, allaiter ou pas c'est un choix personnel, mais c'est triste de voir comment notre nature la plus pure est mise en question.

Ce qui a été génial ce que les avis négatifs m'ont servi pour faire enquête sur le thème, en trouvant qu'il n'y a que des bénéfices, statistiquement prouvés, dans l'allaitement prolongé au delà des deux ans :

Pour l'enfant :

- Nutritionnels
- Il sera moins malade
- Il aura moins d'allergies
- Il sera plus intelligent
- Il sera mieux intégré socialement

Pour la mère :

- Retarde naturellement le retour de la fertilité
- Réduit le risque de cancer d'ovaire
- Réduit le risque de cancer de sein
- Réduit le risque de cancer d'utérus
- Protège contre l'ostéoporose
- Réduit le risque d'arthrites reumatoidea
- Permet une réduction dans les niveaux d'insulines nécessaires chez des mères avec de la diabètes
- Favorise la perte de poids pris pendant la grossesse

Je ne suis pas trop le genre à chercher des explications scientifiques et de donnés statistiques sur les choses mais pour ceux qui s'intéressent, vous pouvez visiter ce site, plein de ressources sur l'allaitement.

Pour conclure, je me dis qu'après tout ce que j'ai pu trouver sur les bénéfices d'un allaitement prolongé, en plus de mes intuitions et mes réflections sur le thème, tout parait indiquer que tout équilibre rompu se exprime avec des problèmes de santé. Je ne douterai pas que le catastrophique taux d'obésité chez les enfants ou le très haut taux de cancer  des organes féminins, seront des conséquences de nos choix par rapport à la maternité, initiés à l'insu de l'industrie alimentaire et pharmaceutique à partir des années 70.

Bien sûr il y a des cas dans lesquels c'est impossible d'allaiter, mais sinon, je crois que vouloir être mère sans vouloir allaiter c'est comme arrêter une maternité à mi-chemin. J'espère que dans les années à venir on reprendra conscience de la responsabilité d'avoir un bébé comme l'exige la nature, avec douleur, avec des nuits courtes, et le reste. En tout cas, je sais qu'il y a maintenant beaucoup de femmes qui font un pas, ou plusieurs, en arrière dans leurs coutumes, pour retrouver la vérité de l'expérience de la maternité, tellement bousculé par la recherche de contrôle et de confort. Bravo pour toutes ces femmes qui sentent la responsabilité d'allaiter à leurs enfants.

En ce qui me concerne, j'allaiterai encore !

 

T-A-P-I-O-C-A : pour un déssert lèger

Tapioca_dessert

Pour moi la tapioca c'est une nouveauté, pas d'aujourd'hui, mais quand même, ça ne doit pas faire 5 ans que je connais cet ingrédient. Malgré la haute dose de galettes de manioc qu'on mange dans mon pays, le Venezuela, sous la forme de Casabe, nous ne connaissons pas la fécule de manioc dans cette présentation en petites perles, d'ailleurs connu comme perles de japon, et qui attire l'attention des enquêteurs, snobistes et avant-gardistes culinaires.

Un beau jour j'ai trouvé une recette de kitchari de tapioca dans un livre et l'idylle a commencé. Ensuite, j'ai essayé une version sucré, qui pourrait trouver ses origines dans un porridge anglais, mais qu'on appelle en Inde Khir de Tapioca.

Je ne le fais pas souvent parce que la tapioca n'est pas un aliment très recommandé pour des personnes avec déséquilibre Vata (sécheresse, maigreur, malabsorption, digestion variable, et d'autres problèmes liés à la hausse de élément air dans le corps), bien qu'il s'agit d'un aliment parfait pour la période de récupération des maladies, du à ces caractéristiques : nourrissant mais léger, deux adjectifs qui ne vont pas souvent ensemble.

Par contre, c'est un aliment parfait pour des gens de type Kapha, précisément parce que c'est très léger. Ces individus qui souhaitent maigrir un peu. Aussi léger que la Quinoa ou la semoule, la tapioca est un aliment parfait pour le souper accompagné tout simplement avec des légumes. Seulement il faut éviter le combiner avec d'autres céréales, car la combinaison peut être nefaste pour la digestion, selon le Dr. Vasant Lad.

Cette fois-ci je l'ai préparé comme un porridge avec des fruits sec, des dattes et des amandes. Évitez la tentation d'ajouter des raisins secs car le mariage avec la fecule de manioc n'est pas très bon pour la digestion. La recette qui suit est un peu imprécise (comme d'habitude, je suis pour la spontanéité dans ma cuisine), ce qui permet d'imaginer tout sort de combinaisons.

La recette plus bas...

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Shepherd's Pie : L'autre nom du Hachis...

Shepherds_pie_part_2

C'est le printemps ! La pluie, les températures instables, le vent, les fleurs, mais encore le froid. Je veux toujours allumer ma cheminé et manger des plats riches, même très riches.

Comme chaque hiver, je reviens aux incontournables : le gratin des légumes et le Shepherd's pie ou pâté en croute du berger, selon le dictionnaire Babel Fish. Pour moi, ce plat est une espèce de Hachis aux lentilles et aux légumes, qu'on peut parfaitement faire aussi qu'avec des légumes.

Je le fais souvent lorsque nous avons des invités "non-végétariens" à la maison pour un déjeuner. Il s'agit d'un plat très savoureux et très riche, deux caractéristiques très importantes parce que selon Mihai (mon mari) ce que je fais est parfois un peu trop simple et surtout très léger, ce qui le fait avoir faim seulement 1 heure après avoir mangé, une catastrophe.

Sans plus de préambules, je vous présente ma version du Shepherd's Pie végétarien...


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Être nouri. Être reconnaisant.

Dans ma famille, manger n'a jamais été un acte sur lequel on puisse réfléchir au delà d'exprimer si l'on aime ou pas, et même ces deux options ne voulaient pas dire qu'il avait l'option de changer le menu de chaque jour. On mangeait, point !

En plus, la notion de dessert et tous ces services successives n'existait pas, je veux dire entrée, plat, etc. C'était basique, juste une assiette rempli  toujours avec une combinaison de céréale, viande ou d'autre produit d'origine animale et de la salade. Mais surtout, on m'a jamais dit qu'il fallait dire merci lorsqu'on profitait de ce qui était servi. Celui qui cuisinait faisait ce qui était son obligation, et puis on ne pensait pas aux origines de la nourriture, encore moins aux raisons pour manger, au delà d'un acte purement pratique : il faut manger !

Ce n'est que maintenant, grâce à ma compréhension de l'importance de ce qu'on mange et ses effets dans notre corps et notre esprit, que je vois dans la nourriture plus que des aliments destinées à satisfaire des besoin purement mécaniques. Aujourd'hui, je me rends compte de combien c'est important d'être reconnaissant pour pouvoir manger, pas seulement parce qu'il y a des gens qui ne mangent pas, ce qui est déjà une bonne raison, mais aussi parce qu'une fois qu'on réalise que ce qu'on mange a respiré comme nous, il devient aussi évident le sens du sacrifice de tous ces êtres qui s'offrent à nous, pour nous aider à aboutir un but plus grand.

Même si l'on ne croit pas à dieu, tout ce qui est dans notre assiette est une offre de la nature, pour nous permettre non seulement nous développer physiquement, mais aussi spirituellement. C'est pourquoi il est si important pour moi aujourd'hui dire merci lorsque je prépare mes aliments et ensuite lorsque nous sommes à table, avant de manger. Dans presque toutes les cultures on donnait des remerciements aux dieux pour ce qu'on recevez pour manger. C'est aussi un acte de humilité et de compréhension de notre appartenance à quelque chose de plus grand que nous mêmes.

Voici une prière d'origine védique que je chant toujours avec Lila, avant de manger :

Sahanavavatu - Soyons ensemble

Sahanau bhunaktu - Partageons ce repas ensemble

Sah veeryan karvavahai - Soyons vitales ensemble

Tejas vina vadhi tamastu ma vidvishavahai - Soyons radieux ensemble et effaçons l'obscurité et la négativité autour de nous)

Om Shanti. Shanti. Shanti. Que la paix règne

Ensuite, j'ajoute spontanément, en espagnol, la langie dans laquelle je parle à Lila, ce qui m'arrive à l'esprit pour partager avec elle le fait que ce qu'on mange est plus que des carottes et du riz, pour mentionner quelques aliments, par exemple :

Esta comida es Prana. Esta comida es Brahman. Esta comida es una ofrenda de la naturaleza para que podamos cumplir con nuestra mision en la tierra. Damos gracias a todas esas plantas y animales que ofrecen sus frutos para alimentarnos fisica y espiritualmente. Amén

Ce qui veut dire : "Cette nourriture est du Prana. Cette nourriture est Brahman. Cette nourriture est une offrande de la nature pour que nous pouvons accomplir notre mission sur la terre. Donnons la grâce à toute les plantes et animaux qui nous offrent ses fruits pour nous nourrir physique et spirituellement. Amen."

Etant le Prana, l'énergie vitale et le Brahman, le esprit cosmique suprême de la création, dans les Vedas, et puis j'ajoute à la fin le Amen, comme dans les rituels chrétiens et qui signifie une déclaration de foi et d'affirmation, ou pour dire "ceci est une vérité".

Om Tat Sat

Petites galettes de pomme de terre

Arepitas_papa

Ça peut sonner incroyable mais j'ai découvert la pomme de terre déjà très grande, bien sur grâce aux frites, arrivées avec l'indépendance loin de la famille. Dans mon pays on en mange, mais pas autant que ça, paradoxalement puisque la pomme de terre est originaire de l'Amérique. Mais c'est surtout ma mère qui n'a jamais été trop fan de cette racine, très appréciée comme accompagnement des préparations de caractère.

A travers l'Ayurveda, j'ai découvert qu'en faite la pomme de terre n'est pas un aliment à manger trop en Europe, dû à son origine lointain. En plus j'ai découvert que la pomme de terre fait partie des aliments classés parmi les solanaceaes. Ces plantes contiennent des alcaloïdes, pour que ce soit plus claire, par exemple de la nicotine, présente dans le tabac, aussi appartenant à ce groupe avec l'aubergine, la tomate, les piments et la pomme de terre.

Ça explique pourquoi on consomme autant de frittes à la sauce tomate dans l'Amérique de l'Oncle Sam et pourquoi les italiens ont imposé leur combinaison traditionnelle, de la pâte à la tomate ou même la pizza. On pourrait conclure que la tomate et la pomme de terre sont addictifs autant que la cigarette, mais je n'ai pas de preuves scientifiques et puis les doses de nicotine dans la cigarette son très concentrés puisque c'est la feuille qu'on consomme. D'ailleurs on dit que les feuilles de ces plantes ont beaucoup d'alcaloides pour éviter que les animaux les mangent.

Selon l'Ayurveda, et particulièrement le Dr. Kamlesh, les pommes de terre seront plus digestes cuites dans de l'huile ou encore mieux dans du Ghee. Et donc que spécialement le Ghee serait l'antidote aux mauvais effets de la pomme de terre.

Et bien pour montrer comment intégrer de la meilleure façon des pommes de terre dans notre régime ayuvédique, le Dr. Kamlesh nous a offert cette délicieuse recette de galettes de pomme de terre, qui servent parfaitement comme support des chutneys et de sauces au currys, lors d'un de ces cours au Centre Sivananda à Paris. Les galettes de pomme de terre sont tellement bonnes et faciles à faire que je n'ai pas douté un instant de les inclure dans le menu des ateliers de cuisine ayurvédique que j'ai dicté à Caracas.

Suit la recette plus bas...

 

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Un shot vert à Dubai

Nous sommes à Dubai depuis dimanche. A ma surprise, je suis en train de profiter de l'expérience dans ce désert envahi par culture de l'argent peut tout. Malgré les tons de bétons, ils ont arrivé à donner un âme à cet endroit et en plus les gens, la plupart des Philippins et des indiens, sont aimables à craquer. Ce dernier aspect étant peu être le plus important lorsque je juge un lieu.

Le Green Shot est une des offres d'un bar "énergisant" dans le Harvey Nichols du Mall des Emirates. Ici, on peut déguster des jus des fruits et de légumes marketés comme des élixirs réparateurs. L'endroit, un bar super aseptisé, offre aussi une gamme de boisons revitalisant qu'on peut boire seuls ou dans des mélanges des fruits.

Mihai a opté pour un jus de carotte, pomme et gingembre, nommé "Fix me", ou "repaire moi", pendant que moi, j'ai préféré essayer le shot vert de pousses de blé. Le "Repaire moi" n'était pas mal, mais mon shot m'a vraiment boostée. Pur jus de chlorophylle, une bombe antioxydante à boire en petites doses comme vous le verrez dans la vidéo. Le plus c'est de voir à la fille au bar couper les pousses, rien de plus frais. Il me faut ajouter que ce jus est un parfait soutien pour des gens avec du cancer, entre autres. De plus en plus on découvre les vertus des pousses, d'un point de vue nutritif mais aussi réparateur dans beaucoup de cas de maladies, même graves.

Je continue mes promenades avec Lila, qui semble aussi s'amuser avec la mixture des gens partout et la lumière. Justement, j'essaie de découvrir s'il existe un Dubai biologique et vert qui donne aussi la bienvenu à l'invité végétarien.

A plus !

Bio ou pas Bio ?

Je pensais répondre au commentaire de Fish avec un autre commentaire, mais je crois que sa question mérite plus que ça, un poste complet. Depuis longtemps je crois nécessaire faire un point sur les critères de mes choix par rapport à tous ces principes que j'essaie d'intégrer dans mon alimentation, et dans ma vie.  Alors la question de Fish, tout à fait pertinente, est une une bonne invitation à le faire : "Si tu achètes des épices non BIO chez Velan pourquoi n'achètes tu pas leur Ghee maison ?"

Ce n'est pas la première fois qu'on me demande ça. La première réponse qui me vient à l'esprit est que je ne fonctionne pas de façon binaire. C'est à dire, si je privilégie les produits biologiques à ceux qui ne le sont pas, ça ne veut pas dire que je n'achète que des produits biologiques.

Mais en plus de ne pas fonctionner de manière binaire, ce qui est le plus important pour moi c'est d'agir avec une certaine souplesse. La souplesse du esprit est une des valeurs que j'essaie d'établir chez moi, même très strictement (au risque d'être trop rigide peut-être). Je profite alors pour nommer quels sont mes valeurs par ordre d'importance :

1- Je suis végétarienne !

Ça veut dire que quoi qu'il arrive je ne mange pas de la chair animal. Si c'est possible je préférerais de ne pas trop manger en général des produits d'origine animale, et je parle notamment des laitiers et des œufs, mais dans le cas où je dois les manger, je préférè qu'ils soient issus de l'agriculture biologique.

2- Je mange frais !

Ce choix est d'ailleurs derrière la décision d'être végétarienne. Il n'y a que les fruits et les légumes qui peuvent être vraiment frais, au moins qu'ils soient vieux, bien sûr. Manger frais est  fondamental pour manger Sattvique, en Sanscrit "Pur". Manger pur est ce que je considère la meilleur option lorsqu'on est convaincu de qu'on est ce qu'on mange. Manger frais veut dire laisser de côté (le plus possible) des aliments fermentés, en conserve, industriels, trop cuits, surgelés, gardes pour longtemps, avec additifs, préparés en chaine enfin, tout ce qui n'est pas préparé avec soin.

Les aliments biologiques font alors parti du choix de la fraicheur, puisqu'ils garantissent l'absence des produits chimiques ou certifient la nature sans modifications des produits, mais offrent aussi les légumes de saison, en plus du bon traitement des animaux qui nous offrent des produits, notamment laitiers et d'horticulture. Donc la raison d'acheter Bio me permet encore une fois d'obtenir des produits le moins dénaturés possible. Mais il me faut signaler qu'aujourd'hui Bio ne veut pas dire toujours mieux. Dans mon cas, je préfère quelque chose de frais non Bio, préparé par moi même ou par quelqu'un que je connais, qu'un produit Bio surgelé ou à réchauffer.

3- J'essaie d'être souple !

Cette souplesse n'est pas toujours présente, mais j'y travaille. L'importance de la souplesse s'est faite plus évidente après la grossesse. Comme disait Mihai (mon mari) lorsqu'on devrait manger dehors, surtout pendant les voyages : "Dans ton système d'alimentation Kelly, il y a trop d'interdits".

Il m'a fallu revoir ce système, et donner des priorités à ce qui a le plus d'importance et pendant la grossesse le plus important c'était d'être bien nourri à tout prix en restant végétarienne. C'est pourquoi j'ai accepté de manger des œufs et plus de laitiers. Après avoir accouché j'ai accepté même de manger  des bouillons de viande, tel que le conseille l'Ayurveda comme médicament pour traiter des problèmes de faiblesse physique, d'une immunité trop fragile ou d'une Dosha Vata trop élevée, ce qui est le cas après l'accouchement. Ça ne veut pas dire que j'accepterai des préparations avec de la viande maintenant, car lorsque j'ai mangé une tasse de bouillon de viande, lorsque je ne me sentais pas très en forme, ce n'étais pas parti de mon assiette et puis j'avoue que c'était un sacrifice, pire qu'un sirop pour la toux.

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De retour à Paris : Pourquoi commencer ?

Après presque deux mois aux tropiques, près des Caraïbes, notre famille s'installe à nouveau à Paris. Le temps est indulgent et des annonces de printemps se laissent voir dans les arbres.

Je suis fatiguée des voyages, émue d'être à nouveau à la maison, mais spécialement reconnaissante pour ce temps passé à côté de ma famille. Après quelq ues jours, j'ai du reconnaitre combien ma mère m'a aidé pendant ce temps à son côte. Il m'a fallu remettre un peu d'ordre dans la cuisine, bien que Mihai, mon mari, a beaucoup travaillé pour remplir les placards avant notre arrivé.

Pour reprendre la vie parisienne, voici la liste des indispensables, dans l'ordre selon l'importance :

- Préparer du Ghee, sans ça ma cuisine n'est pas complète. Pour ça je profite de passer chez Naturalia ou le magasin bio à Montmartre, pour acheter du beurre bio pour le Ghee et des légumes. Ah ! Il nous faut du Couscous biologique, Lila est devenue accro ! J'utilise toujours du Ghee mais maintenant c'est aussi la matière grasse des aliments de Lila. On dit dans l'Ayurveda que le Ghee est pur et que c'est un vehicule de grande puissance pour faire assimiler les nutrients dans tous les tissus, les plus externes et les plus profonds. En plus, quand on la chauffe elle ne change pas sa composition moléculaire comme les huiles en générale.

- Trouver des vêtements chauds pour Lila car nous sommes partis avec 4 centimètres de moins dans sa taille. Pas facile, puisque les offres de Printemps sont déjà en vitrine. J'avoue avoir pensé faire des économies en loupant la saison froide, loin de Paris, mais voilà, maintenant c'est compliqué ne pas avoir prévu la rentré. Du pareil au même pourrait éventuellement résoudre notre souci, mignon et bon marché, sinon il y a toujours l'option Ebay. L'autre solution, c'est prière pour que le soleil s'installe et le froid s'évade.

- Du coriandre frais. Il me faut du coriandre pour cuisiner, sans ça tout est en manque. Je sais qu'il me faut plus de souplesse mais il s'agit de mon unique péché, vouloir cuisiner avec une herbe qui n'est pas souvent disponible bio et puis surement difficile de cultiver pendant l'hiver. Le coriandre frais est un aliment très bon pour les individus Vata, il est rafraichissant mais au même temps aide à la digestion. Il porte les deux saveurs astringent et amère, et bien que stimule le feu digestif ne derange pas les gens Pitta, et donc feu et eau. Mais tout vaut son arôme.

- Aller chez Velan pour actualiser les pots des herbes, notamment nous avons besoin de Fenouil en poudre, de Cardamome en poudre, de l'Ajwan, les deux premier pour aider à la digestion et aussi pour éliminer les gases produits par la mauvaise digestion, il me faut toujours les avoir à main, comme de l'alcool dans la boîte des premiers secours. L'Ajwan, je l'utilise pour préparer ma propre tisane Anti-Vata, recommandée pour des gens avec tendance à être en surmenage, nerveuses, distraites, comme moi, spécialement pendant les saison d'hiver et Automne. Il me faut aussi du piment sec, pour assister mon feu digestif toujours ressenti par les voyages et la saison froide et du dentifrice ayurvédique.

- Passer commande chez Bébé au Naturel, pour nous fournir des couches. Je suis bien sûr désolée de reconnaitre que malgré mon envie, Lila utilise des couches jetables, et encore à 11 mois. J'ai essayé de faire sans couches du tout au Venezuela, mais il faut du temps donc je donne la priorité à ses repas, et ça prend un temps énorme car je cuisine pour elle chaque repas, pour lui donner toujours à manger frais, plein de Prana, d'énergie vitale. En plus des couches il nous faut du savon, shampooing et d'autres produits de toilette, et des chaussettes pour Lila, son pied est maintenant à T.20.

Ensuite je verrai comment me remettre à la cuisine, car au dela du cours de cuisine ayurvedique et quelques instructions donnés aux gens autour de moi, je n'ai pas trop cuisiné. C'etait les vacances, mais quand même, mes gâteaux me manquent.

Je ne promets pas de publier trop bientôt, mais j'essaierai, comme maintenant de vous raconter un peu ce qui se passe dans ma cuisine et dans les tables où je suis servie.

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