Au moins une fois par an, notre ami Marcello, nous offre le cadeau de venir quelques jours nous visiter. Grâce à lui, nous nous sentions au centre de tout, dans un endroit où tout le monde rêve d'y aller, et même d'y rester. C'est Paris !
Marcello vit à Miami et travaille chez MGM, le studio mytique avec l'enseigne du Lion. Pendant quelques jours après la première mondiale du nouveau James Bond, Casino Royale, en Europe, Cello nous a donné sa merveilleuse compagnie, pendant 5 jours.
Pendant ces quelques jours, ils a créé une parenthèse enchantée, comme c'est son habitude, un rencontre avec des institutions françaises, des musées, des restos, des promenades. Cette fois-ci et malgré nos crantes au sujet du coût d'un événement pareil, nous avons accepté sa suggestion d'aller à l'Atelier de Joël Robuchon à Paris (pas à Las Vegas) à l'Hôtel Pont Royal, au 7 rue de Montalembert. 7ème.
Comme c'est la rigueur, j'ai appelé pour constater qu'ils avaient des choix pour les végétariens. Un monsieur, que nous avons reconnu après comme étant Patrick, l'aimable et sympathique chef de salle, m'a dit avec toute réassurance : « Ah, oui ! Bien sûr Madame ! »
Les choses n'étaient pas exactement sures lors de notre arrivé à cet espace particulier, et on pourrait ajouter aussi originale, plus proche d'un Sushi bar japonais que d'un bistrot lyonnais. La lumière est minimale sur les commensales assis au comptoir, contrastée avec la théâtralité de l'illumination sur les assiettes, et surtout avec l'éclairage fort et aseptisé de l'autre côté du comptoir, où une brigade assez méticuleuse prépare ou ressemble les plats de la carte, une longue liste !
Le moment de commander est arrivé. Après avoir jetée un coup d'oeil sur le menu, j'ai demandé à une jeune fille de choisir à ma place puisqu'il était évident que les choix végétariens ne faisaient pas des tons. Elle m'a posé la question de rigueur parmi les Français : « Mangez-vous de poissons ? ». À ce que j'ai répondu avec un ample sourire, cette fois ci sans cynisme : « No, des poissons non plus ».
Finalement, elle m'a proposé une version gratte-ciel ou mille feuilles d'une légumes grillées, mozzarella et pesto, vraiment délicieuse, et puis des pâtes à la tomate. J'ai pensé ce soir à notre dîner dans un autre Atelier, celui du Maître Albert sous le regard de Guy Savoy, où l’on m'avait fait manger des pennes à la crème dans une cocotte Staub, que j'essaie jusqu'a ce jour d'efacer de ma memoire. J'avoue que mes espoirs sur la pâte Robuchon n'étaient pas au sommet. Mais heureusement, la pâte était très, très bonne. Des spaguetti avec une sauce-tomate, avec beaucoup d'ail et beaucoup d'oignon (moi aussi j'ai fait des exceptions, parce que la soupplese c'est une valeur) et des olives noirs, dans laquelle le parmesan râpé faisait parti de la recette, loin de la coutume de l'offrir en option, à côté.
Pour mes compagnons les omnivores, ça a été la fête. Marcello a mangé du foie gras, qu'il pourrait manger chaque jour pendant son séjour parisien, et Mihai une crème de marron avec de jambon croquant, et puis ils ont continué avec des plats qui pourraient faire partis d'un musée d'histoire naturelle.
Comme dessert, ils ont pris un beau soufflé, d’une lyrisme époustouflante, servi avec une amande géante de glace à la pistache, et moi un échantillon de gâteaux maison, à vrai dire, rien de surprenant, je dirais même anodin.
Après cette soirée de bienvenue, on a continué à arpenter les endroits très parisiens, que Marcello adore ou est sensé d'adorer :
Salon de Thé Angélina au 226 rue de Rivoli. 1er
Café Marly sous les arcades du Musée du Louvre, au 93 rue de Rivoli. 1er
Café de Flore au 172 Bld Saint Germain. 6ème
Restaurant George au Centre Pompidou - Piazza Beaubourg. 4 ème
On a juste manqué quelques favoris de Marcello comme : Au pied de Cochon, Le Tambour ou Le domaine de Lintillac... Mais sans regret, on attend Marcello déjà pour nous offrir encore une fois nos plus belles vacances parisiennes.





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