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Cours de cuisine ayurvedique à Galipan

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Tout est prêt pour les deux sesions de cuisine ayurvedique ce weekend à Caracas, sur la montagne de "El Avila". Je suis très, très excitée de pouvoir partager avec des gens, ma petite expérience dans ma cuisine, avec les techniques et les valeurs de la nutrition et la cuisine ayurvediques pour ma famille.

Mercedes et David, les createurs de La Vainita Orgánica (L'haricot vert biologique, avec plus de signification en espagnol qu'en Français, puisque "un petit haricot vert" est aussi utilisé pour parler mignon d'une petite chose) sont en charge de tout la logistique et de surplus. Mercedes organise aussi tout le marketing autour de l'evenement. Hier pendant l'après-midi deux femmes très sympathiques du programmes de radio "Les Frivoles" m'ont fait une interview pour parler un peu de la Ayurveda et des choses à aprendre dans ce cours, auquel j'insiste en appeller plutôt sesion de cuisine.

Depuis qu'on a commencé à travailler dans cette idée, j'insiste : "Je ne suis pas chef, je ne travaille pas dans la cuisine, je suis une femme de foyer, donc je vie dans ma cuisine". Et c'est avec ça que je voudrais remplir ce cours avec ma vie depuis la cuisine, aujourd'hui aussi un temple de ma vie espirituelle

En plus de mon bilan du cours à Caripito, j'ai hâte de vous raconter sur l'expérience près du ciel à Galipán.


Pour commencer le 2008 : Ayurveda à Caripito

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Parce que la Ayurveda est possible partout, voici le menu du Cours de cuisine Ayurvedique à Caripito :

-    Infusion Tridoshique
-   Chutney de Tamarin
-   Chutney de Noix de coco
-   Chutney de Pumalaca, un fruit local appelé aussi pomalaca ou poire d'eau d'origine thailandais, très apprécié mais assez méprisé, tellement il y en a pendant cette époque de l’année, et avec lequel on n’ose pas trop sur le feu
-   Galettes de pomme de terre
-   Curry d’Ocras et Potiron
-   Pilaf aux lentilles, une version de Kitchari sans riz basmati et sans Mung Dal
-   Raita de Concombre
-   Khir de Harina Pan, de la farina de mais avec laquelle nous préparons l’aliment le plus consommé au pays, la Arepa

En plus de la préparation de Ghee, présent dans toutes les recettes.

Depuis le 25 décembre je suis dans mon village natal au Venezuela, Caripito. Ici, malgré le bruit (souvent très pollué entre la musique, les cris et les voitures) de l’environnement, je me sens ressourcée et en syntonie avec moi-même. Paradoxalement cette dernière sensation n’est pas toujours très ressentie lorsque je suis seule avec Lila, ma petite de 10 mois, chez nous à Paris. Bien que j’adore l’isolement à notre lieu parisien, ici le chaos est compensé par ce soleil constant qui ne se cache même pas pour laisser la place à la pluie. Il faut que cette dernière se bâte à mort pour mouiller la terre chauffante, sous la garde de la planète lumière.

La raison de mes voyages à mon pays est de rencontrer et partager avec ma famille, spécialement avec ma grand-mère de 85 ans, à qui l’on appelle Mama Zenobia. Lors de mes séjours, mes amis s’unissent à ma famille pour me faire vibrer entourée de douceurs. Les gens ici sont tellement généreux qu’ils essayent depuis quelque temps de me trouver d’autres raisons pour revenir. C’est comme ça que j’ai commencé à dicter des ateliers de Yoga à Caracas, grâce à mon amie Valentina Ferrer.

Cette année, avec mon amie Mercedes Elena Oropeza, une des cuisinières les plus reconnues dans mon pays, nous avons décidé de profiter de mes vacances de fin d’année (ou plus franchement la fuite de l’hiver Français avec mon bébé) pour donner des Cours de cuisine Ayurvédique à Galipan, dans El Avila, l’imposante montagne qui garde la vallée de Caracas.

Mais avant de passer quelques jours à la Capital avant notre retour en France, je reste dans ce petit village nerveux où je suis resté la moitié de ma vie, Caripito. Cet endroit n’a plus le visage d’autrefois, mais comme toujours me garde comme un château fort, je suis protégée. Ici, c’est le tour de mon ami Pedro Tineo, génial artiste plastique, bientôt célèbre, de me donner l’opportunité de reconnecter avec les gens et les énergies d’ici. Son idée, dicter à Caripito le cours que je donnerai à Caracas pendant une journée. Pedro est un fou furieux à qui rien n’arrête jamais. Il a cherché les gens et la cuisine, dans à peine une semaine, pour m’offrir la glorieuse opportunité de partager les expériences de la Ayurveda dans ma cuisine avec l’unique but de nourrir ma famille.

Dans le parking d’une vente de bière, endroit qui doit servir souvent pour réunir des copains autour d’un barbecue, nous avons réalisé 9 recettes vegetariennes, dans 4 heures pour 7 personnes. Bien que je n’eusse pas trop d’expectation, aujourd’hui je suis plus que satisfaite de cette expérience. Les participants sont partis ravis d’avoir découvert autant d’épices, autant de préparations et autant des possibilités inouïes avec des produits locaux avec lesquels il n’y avait pas eu des surprises depuis des siècles.

J’en suis fière parce que nous avons tout fait avec le peu qu’on trouve dans un coin d’un pays où les gens vivent de nos jours beaucoup de manques aliments. La plus grande réussite, ce Chutney de Pumalacas dont la recette peut être utilisé avec confiance avec n’importe quel fruit un peu acide et pulpeux comme l’abricot, mais la mème recette pourrait aussi paser avec des airelles.

A continuation la recette du Chutney de Pumalacas...

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Un seul végétarien dans la famille ou comment gêrer des repas différents !

En fait je ne les gère pas  !

Je l'ai déjà dit maintes fois je suis l'unique végétarienne dans ma famille. L'idée de revenir sur le thème m'est venu comme réponse à la question de Stéphanie : Est-ce que ton mari a la même alimentation que toi ? Sinon, comment gères-tu vos repas différents ?

J'ai le besoin de dire que je n'étais pas végétarienne lorsque je l'ai rencontré, je veux dire à mon mari. Mais surtout il me faut dire qu'avec lui et une fois venus en France, j'ai tout goûté y compris beaucoup de préparations avec de la viande, que je n'avais jamais aimé auparavant. Ensuite, reprendre le végétarisme n'a pas été une décision tranchante. Ça a été un processus assez doux, car très profonde, ce qui nous a permis de nous adapter à cette différence imposé par quelque chose qui avait été avant très important à partager dans nos vies, la nourriture.

Notre plus grande chance c'est de nous respecter mutuellement. Il respecte mes choix végétariens, et encore plus compliqués, les choix ayurvédiques. Moi aussi je respecte ce qu'il choisi pour manger. Entre nous il n'a jamais eu des échanges dans lesquels on déqualifie l'autre pour ce qu'on mange, au contraire lui est très solidaire lorsque je suis dans des situations peu favorables à mon régime. Je crois que c'est le plus important, respecter ce que chacun décide c'est le plus convenable pour lui. Ce n'est pas parce que je suis végétarienne que les autres me semblent erronés et j'attends la même chose des autres, la compréhension de mon choix.

Un chose très important c'est de prendre le temps d'expliquer à son partenaire ou à d'autres membres de la famille, les bonnes raisons de son choix de devenir végétarien, sans trop insister dans le besoin de changer et sans essayer de les évangéliser. Il y a beaucoup de documentation sur le sujet et une fois le chemin commencé, tout fait un sens, plus des légumes ne peut pas être mauvais. Dans mon cas, le fait d'être végétarienne m'a exigé beaucoup de travail d'enquête pour mettre en place une alimentation équilibré et Mihai m'a toujours accompagné dans mes recherches et mes découvertes. Ça prend du temps mais c'est indispensable et puis c'est vraiment passionnant de voir la nourriture avec plus de conscience, comme quelque chose de plus signifiant que ce qu'on aime.

Très rapidement Mihai a compris qu'il était important de diminuer la consommation de viande rouge, et c'est lui-même qui l'a décidé progressivement. Aujourd'hui il est conscient des effets immédiats de la consommation de viande rouge chez lui : de l'acidité stomacal, de la lourdeur et des douleurs musculaires.

Un végétarien a besoin de prendre conscience de ce qu'il mange en général, mais en plus de passer du temps à bien choisir les matières premières, il faut surtout s'investir dans la cuisine, pour retrouver le goût des légumes sans perdre de vue la qualité nutritive. J'ai aussi l'intérêt de montrer à Mihai que manger végétarien ne veut pas dire s'interdire le plaisir des goûts. Pour moi c'est facile car c'est moi le chef à la maison. Le problème c'est que Mihai ne cuisine pas du tout. Alors sans vraiment le décider formellement, on a choisi de faire de notre maison un sanctuaire végétarien. ça veut dire qu'il mange comme moi à la maison. A mon tour, lorsqu'on mange ensemble  j'essaie de préparer des choses plus ludiques et parfois moins "parfaites" pour moi, mais c'est un compromis.

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Gâteau moelleux au Tahin

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Cette recette est une petite déviation des Tahini Squares (page 94) du livre de Cintia Stammers, The book of eggfree cakes que j'adore. Mais la vraie inspiration a été le commentaire de Mimosa à propos de l'utilisation du Tahin et son envie des recettes avec la riche crème qu'on connaît avec les falafels entre autres délices libanaises.

Depuis longtemps j'utilise le tahin (tahina, tahini) comme s'il s'agissait du beurre de cacahuètes ou d'amandes ou en général de n'importe quelle fruit sec. Sur une tranche de pain grillé, grâce à cette pâte, mon petit déjeuner est tout simple et vraiment complet. Le tahin est un concentré d'énergie, en plus d'accumuler tous les atouts du grain à son origine le sésame.

Pour ces végétaliens préoccupés par le manque de calcium, le tahin s'avère une véritable solution parce que le sésame moulu permet s'assimiler tout le calcium et d'autres vitamines et minéraux contenus dans les grains, ce qui est très difficile avec les grains entiers dû à leur petite taille, ce qui fait très difficile de les l'écraser vraiment avant de les avaler lors de la mastication et ainsi pouvoir faciliter l'accès au contenu.

Aussi intéressant est l'utilisation de cette pâte comme ingrédient de base dans la préparation des recettes, notamment des sauces pour légumes et salades.

Sachant tous les vertus du Tahin, je ne pouvais pas me résister à essayer la recette d'un gâteau avec la pâte comme thème. Si vous êtes préoccupé par le "richesse" de ce gâteau alors ce n'est pas pour vous, mais si votre souci est seulement le goût associé au salé du Tahin, ne soyez pas inquiet car il ne s'agit pas d'une innovation, le tahin sucré est consommé sous la forme de Halva, un dessert très apprécié. Et puis ce gâteau profite du mélange avec d'autres fruits secs et surtout du jus de pomme.

Aventurez vous avec cette recette, vous ne serez pas déçu !

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Raita de carotte

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Jusqu'aujourd'hui j'ai cru que "Raita" était un "façon" de préparer des crudités, mais en cherchant un peu sur Internet et sur quelques livres de cuisine ayurvédique, je découvre que le Raita est considéré un condiment, comme le curry, dans ce cas un mélange d'épices avec du yogourt, ce dernier étant l'ingrédient principal.

Selon Vasant Lad les Raitas servent comme accompagnement des repas pour aider à la digestion. Assez important ces épices dans le yogourt aident à son tour à le digérer. Dr. Lad recommande de manger le yogourt seulement dans des quantités très petites et jamais seul, sauf dans des cas très spécifiques.

En général le yogourt est incompatible avec beaucoup d'autres aliments comme les fruits, le fromages, les œufs, le poisson, les boisson chaudes, le lait et les solanaceaes en anglais appelées "Nightshades" (tomate, pomme de terre, poivron, aubergine). En plus le yogourt est un aliment très formateur de Ama (des toxines) et pas très recommandé pour des gens avec du type Kapha, ou avec des problèmes Kapha. Voici une grande différence avec la vision allopatique de la nutrition, car on sait combien il est apprécié le yogourt chez les gens qui chercher à se débarrasser de quelques kilos. Donc aussi, à éviter l'excès pendant l'hiver, saison pendant laquelle nous sommes très sensibles aux rhumes et à l'accumulation des mucosités.

La meilleur nouvelle c'est que les Raitas sont très faciles à préparer et il suffit de les mélanger avec des légumes qui peuvent être mangés en crudité, comme la carotte, la betterave, l'épinard, le concombre et même la tomate.

Moi personnellement, j'adore les Raitas de carotte et d'épinard, que je prépare souvent lorsque les yogourts approchent la date limite. Moi et les produits laitiers, c'est une relation d'obligation plus qu'une relation d'amour.

Sans plus de détours, la recette plus bas...

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Alerte : mon déséquilibre Vata

Depuis quelques mois j'ai beaucoup d'envie d'écrire: sur la banane ou les fruits en général, une recette de soupe de betteraves, une recette de Paella au Tempeh, sur le gingembre et les épices pour la digestion, sur les restaurants ayurvediques à Paris, sur les modifications dans le régime de Lila, sur la Roumanie et mon premier Hôte Végétarien à Brasov, sur le sésame, une recette de Cake au Tahine, enfin, des tons d'idées à partager. Mais hélas ce n'est pas très facile de trouver un peu de temps en ce moment. Entre la garde de Lila, déjà 8 mois, et mes difficultés de mettre un peu d'ordre à la maison, en plus des exigences de mon style de vie entre le bébé, le végétarisme, l'Ayurveda, le yoga et la détermination de poursuivre une vie pleine de conscience, j'avoue me sentir dépassée et parfois incapable d'énumérer mes pensés et avec elles mes envies.

Nous vivons dans une époque où la Dosha Vata est très susceptible d'être dérangé, car  les éléments qui le composent, soit l'air et l'éther, sont dérangés par la vitesse entre autres. Nous sommes souvent soumis à la pression de tout faire dans des délais très courts et tout en même temps, en plus très bien selon des normes très rigides. En plus l'environnement n'aide pas puisque tout autour de nous dans les grandes villes nous invite à nous éloigner du présent et de nous mêmes. La publicité, la télé, les bruits, tout nous distrait d'une vie plus harmonieuse. C'est pourquoi Vata, le Dosha lié au système nerveux, est dérangé presque chez tout le monde, se manifestant dans des problèmes courants comme l'incapacité à gérer le stress, la dépression, l'hypractivité, les dépendances et même les problèmes de prise de poids, aussi liés au dérangement de ce Dosha en combinaison avec un déséquilibre du Dosha Kapha, Terre et eau.

En général tous les Doshas sont en déséquilibre du à nos styles de vie actuelle, si éloignes de nous mêmes. Mais moi particulièrement, j'ai toujours souffert d'un déséquilibre Vata, qui est d'ailleurs mon Dosha prédominant. Il y a long temps ma difficulté à m'organiser et à me concentrer pendant longtemps sur un même sujet ou activité avaient été considérés comme des indices d'un problème sérieux d'attention. Grâce à l'Ayurveda et au Yoga j'ai pu en quelque sorte remédier le problème.

Bien que j'ai eu une grossesse heureuses et très facile, l'accouchement entraîne un déséquilibre de type Vata. J'ai pris de mesures pour rétablir l'équilibre,  en prenant l'herbe pour la grossesse et l'allaitement Shatavari et aussi en faisant des massages Marma et Kundalini. Bien que je ne prends pas des stimulants comme le café, le thé, de l'alcool ou du chocolat, je resens aujourd'hui des difficultés pour calmer mon mental et surtout une fatigue qui se manifeste par mon envie du goût sucré.

Alors que la solution la plus facile c'est de prendre des herbes comme Aswaganda ou Brahmi, par exemple, je suis contrainte de choisir d'autres solutions car j'allaite encore, et je compte le faire au moins jusqu'au premier anniversaire de Lila, ou lorsque elle décidera le moment du sevrage. L'unique possibilité de retrouver la paix du mental c'est de revoir mon régime alimentaire, sans doute la meilleure médecine et peut-être la façon dans laquelle je mange et je vie actuellement, avec la pression de faire sans arrêt, mes devoirs s'enchaînent.

Après ces 8 mois, je découvre que bien que je continue à faire un effort pour manger très équilibré, les heures des repas sont changeantes en fonction des besoin de Lila et puis parce que j'ai beaucoup des choses à faire, je mange maintenant toujours très vite, oubliant le respect qu'on doit au moment de manger. En plus de ça, l'hiver s'est installé, le manque de lumière, le froid, l'humidité et les contraintes vestimentaires de la saison ne m'aident pas, surtout maintenant lorsque je dois habiller pas une personne mais deux.

Parce que toute tendance se nourrit j'ai envie des choses dures et croquantes, un grand Popcorn, par exemple, qui ne sont pas recommandés pour des gens avec un déséquilibre Vata. Tout empire avec mon envie de grignoter et puis le sucre se fait une grande place dans mes envies, parce que je suis très fatiguée. Pour éviter me laisser aller avec des choses sucrés, je mange des fruits, pas trop car c'est l'hiver et les crudités en général dérangent Vata et ne sont pas très nourrissantes. Pour commencer la journée je mange des sablés sésame sans sucre et sans sel ajoutés avec du miel, mais sincèrement de temps en temps j'ai même envie d'un pain au chocolat, que je n'ai jamais aimé.

Depuis dimanche j'ai commencé à boire de l'eau chaude pendant la journée et de la tisane Vata que j'ai acheté chez Nature et Découverte. J'essaie de manger le plus souvent des céréales très crémeux et surtout pendant le déjeuner des haricot Mung Dal, en soupe ou en Kichari. Respecter les heures de manger c'est difficile mais j'essaie au moins de manger le déjeuner avant 14h. Faire du yoga est de plus en plus difficile car Lila bouge à quatre pâtes partout, et depuis quelques jours ses pieds vont plus vite que ses mains, ce qui le fait assez souvent perdre le rythme et finir avec la bouche contre le sol. Il me faut être derrière. Malgré tout j'essaie de faire un peu du Pranayama et de chanter des Mantras, et même quelques cycles de la salutation au soleil, en profitant que Lila adore me voir le faire. Je me dis que pour elle ça dot sembler un moulin. Ce n'est pas suffisant je le sais. Peut-être l'unique chose qui me ferait retrouver un peu le calme du mental serait dédier un peu de temps à la méditation, depuis longtemps mise en attente.

Et c'est ce que je ferai depuis maintenant...

Mots clés : Ayurveda cuisine indienne

La cuisine ayurvedique n'est pas juste une collection de currys indiens, je lisais dans un livre sans pouvoir aujourd'hui me souvenir lequel. J'ai trouvé la phrase formidable et surtout très pertinente pour rappeler que la cuisine ayurvedique est plus proche d'une pharmacie que d'un restaurant. La cuisine ayurvedique tient compte de l'entretien de l'équilibre des trois doshas mais aussi part du principe selon lequel la nourriture est notre principale médicament, ou plutôt le remède le plus important pour notre santé aussi spirituel que physique.

Pourquoi la Ayurveda est semblable à la cuisine indienne ? Parce que les deux ont été créés dans une même région, l'Inde, et dans identiques circonstances culturelles et de disponibilité des ingrédients. Souvent les gens me demandent pourquoi les épices dans la Ayurveda sont limités aux épices qu'on trouve dans les currys. Et bien c'est simple, il y a 5000 ans les recherches qui fondent la Ayurveda, sans changements jusqu'au aujourd'hui, se basent sur les plantes et produits qui se trouvaient dans la région. C'est quand même un peu naïve de ma part de le répéter, parce que c'est évident, mais...

Dans quel sens la Ayurveda s'éloigne de la cuisine indienne ? Dans le sens où la Ayurveda cherche à rétablir l'équilibre de l'individu en utilisant des épices, mais évite toute consommation des plats très relevés, des aliments frits, ou très gras, la chair d'animale est consommé avec precaution et surtout la viande rouge est prescrite seulement pour aider à la récupération après des maladies très réductrices, pour des gens affaiblis, en occident avec de l'anémie ou similaires. Mais surtout la Ayurveda s'éloigne de la cuisine indienne qui aujourd'hui accepte beaucoup d'influences d'occident, notamment des produits industriels, problématiques pour l'équilibre selon la Ayurveda.

Après, l'évolution de la cuisine indienne de nos jours montre sans doute les conséquences de l'adaptation à des grandes centres de concentration, les villes, où la nourriture est produite en grandes échelles et avec un grand souci de maximiser la productivité et surtout vient de très loin. Aussi en Inde vous trouverez sûrement des aliments étrangères qui s'intègrent aujourd'hui à la façon et les goûts indiens et qui ne sont pas forcement appréciés dans la Ayurveda.

En outre, la cuisine ayurvedique établi certains combinaisons comme nocives, ce qui n'est plus de grande importance dans la cuisine indienne, spécialement celle adapté à nos goûts ou nos attentes occidentales.

Les proportions de ce qu'on mange dans la Ayurveda sont importantes par rapport aux besoin de chaque individu, même si vous pouvez préparer des repas trisoshiques donc aptes pour tout le monde, Vata, Pitta et Kapha, et les autres combinaisons comme Vata-Pitta; Pitta-Kapha, etc. Un bon repas ayurvedique est conçu pour satisfaire les types Vata, Pitta et Kapha ou des types mixtes, selon leur besoin particulière au moment de consommer le repas. Une personne avec un déséquilibre Vata devra manger moins de crudités, une personne avec un déséquilibre Pitta, moins d'épices et finalement une personne avec un déséquilibre Kapha, moins de graisse et des laitiers.

On ne devra pas oublier l'importance des 5 saveurs dans un repas ayurvedique équilibre. Il se peut qu'il soient présent dans un repas typique indien, mais on pourrait pas le garantir lorsque ces repas indiens cherchent satisfaire nos habitudes et tendances de goût.

Ensuite, il y a l'importance du Prana, de l'énergie vitale dans ce qu'on mange, fondamentale pour la Ayurveda, mais négligeable dans n'importe quelle cuisine du monde. La fraîcheur des aliments c'est l'unique garantie de préservation de l'énergie. Il ne s'agit pas de l'énergie en termes de calories, à partir d'une consepcion mécanique, mais de l'énergie subtil, du souffle vital nécessaire à la vie.

Recréer des circonstances primitives

In_to_the_wild Ça n'a jamais été très pertinent de le dire mais j'ai fait des études de cinéma, avec l'illusion de réaliser des films aussi comme beaucoup des gens. Mon chemin m'a amené plutôt à la télé où je travaillais d'abord comme costumière et puis comme productrice d'une émission inspiré du merveille canadien "Fashion Files". Ce qui reste de ces expériences m'est toujours chéri, l'amour pour le cinéma et la faiblesse pour la mode. Voici une introduction pas vraiment nécessaire mais disons que maintenant j'ai envie d'ajouter un peu plus à une simple lecture et des réflexions postérieures.

Il y a quelques jours je lisais très sommairement l'édition du 1er Octobre de la revue Time. Je ne suis pas du genre à lire linéairement des magazines, et voilà que je suis arrivé à une interview à Sean Penn. Bien que je ne m'amuse pas beaucoup à lire ce que les acteurs ont à dire, avec lui j'ai fait une parenthésés. Premièrement parce qu'il n'est pas seulement acteur et deuxièmement parce qu'il a l'envie d'être sérieux et engagé sans faire de ça un argument de vente de lui-même.

Sean Penn me surprend avec son dernier film adapté d'un roman très populaire aux États-Unis de nom Into the Wild, dont la traduction en Français ne sera pas forcement "Retour au sauvage..." , mais comme la traduction française du livre "Voyage au bout de la solitude" (à mon avis un mauvais clin d'œil à Céline). Il s'agit de la véritable histoire de Chris McCandless, un garçon prometteur qui décide de tout abandonner, argent, famille et future, pour s'aventurer à la recherche de sa place dans la nature dans la région d'Alaska.

Lorsqu'on demande à Sean Penn ce qui l'a fait tourner ce film, l'auteur répond avec une réplique du film : "Si juste pour une fois on se mettrait à soi-même dans la plus primitive des circonstances..."

Cette phrase a trouvé la plus grande résonance chez moi, tout d'abord parce que je suis convaincue de l'importance de revenir à l'écoute de notre nature, la plus primitive, la véritable, mais surtout parce que maintenant que j'ai l'opportunité de vivre l'expérience d'être mère et de vivre chaque instant de ma vie avec Lila. Pendant ces dernières 7 mois, l'age de mon bébé, je sens avoir la possibilité de révisiter des chemins toujours présents chez mois, mais qui ont été cachés derrière des envies et des besoins proposés par mon environnement, loin d'une véritable écoute de moi-même.

Ma devise d'aujourd'hui c'est : "Lila sait". J'ai tellement envie de l'écouter et de me laisser guider par sa nature que l'unique possibilité que j'ai trouvé pour surmonter mes propres bruits, c'était de me dire toujours et dans chaque moment de décision : "Comment ça serait si nous étions au milieu de la nature, dans des circonstances assez précaires ?"  Une fois la réponse trouvé, dans la recherche et la réflexion, loin des automatismes liés au cliché d'être parent, il me faut évidement l'adapter à notre vie à Paris. Mais au moins je parts de l'origine des choses (sans prétendre nous imposer des chimères) mais surtout j'évite de forcer sa nature à elle dans des moules qui me sont confortables à moi, fixés sans trop évaluer leur poids sur nos vies.

Grâce à Lila je suis depuis un mois un régime basé sur la consommation des aliments dans leur état naturel, parce qu'elle démarre la diversification de l'alimentation avec des repas solides, en plus du lait maternelle. Une fois écouté la nature et décidé que ce que lui convient c'est que des légumes à peine cuits à la vapeur et passés au passoire, mon régime s'est adapté pour pouvoir comprendre ces réactions, mais aussi parce ce qui l'intéresse le plus c'est ce que je mange. Croyez-moi c'est une expérience incroyable de déguster chaque légume seul, sans ajouts. Je découvre des goûts que j'ai l'impression de ne jamais avoir senti. Est-ce normal ? 

Rien contre la cuisine et l'envie de mélanger et de changer les goûts des aliments mais à partir de maintenant je veux continuer à chercher ses goûts primitifs qui restent soumis à nos envies créatifs. Comme s'il s'agissait d'un espèce de jeune des sens, j'ai l'opportunité de découvrir les goûts derrières mes goûts.

Alors voici mes recettes sans sel, sans huile, sans poivre, sans Ghee, sans tamari, sans... tous ses goûts polluants dont l'utilisation devient automatique et souvent justifié par ce qui disent les savants en matière de cuisine :

Fenouil à la vapeur
Citrouille à la vapeur
Haricots verts à la vapeur
Epinards à la vapeur
Carottes à la vapeur
Navets à la vapeur
Brocoli à la vapeur

C'est tout vraiment bon !

Un bon demarrage matinal

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Une des  questions plus fréquentes qu'on me pose au sujet de mon régime végétarien est : Que mangent les végétariens le matin ? C'est quand même drôle parce qu'en France on n'a pas l'habitude de manger de la viande très tôt, mais plutôt très tard le soir. Donc quelque part un petit déj à la française pourrait bien s'intégrer aux besoins d'un végétarien. Je trouve la question très gentille, car je me donne l'illusion que ces gens ont compris qu'un végétarien ne se contente pas seulement d'éliminer la viande et d'autres chairs d'animal de leur régime, mais qu'il y a encore plus d'arguments dans notre choix.

En effet, l'idée de manger un croissant me tente de temps en temps, mais comme je sais que je ne peux pas négliger la qualité des aliments, d'un point de vue nutritionnel, il vaut mieux un autre choix, aussi "calorique" que le délicieux pêché du matin symbole de la France gastronomique dans le monde, mais beaucoup plus complet. C'est pour quoi je préférè par exemple une tartine de pain complet au tahini et au miel

En général j'essaie d'ajouter des fruits secs à mon petit déjeuner : le tahini, les dattes, les amandes, les figues, les raisins, les prunes, noisettes, sésame, enfin, tous les fruits secs que vous connaissez. Les possibilités sont infinies mais j'ai tendance, comme tout le monde, à créer des rituels et avec les rituels, des accompagnements favoris.

Un classique petit déjeuner pour moi est une variation du lait d'amande qu'on trouve dans presque tous les livres de recettes végétariens. Ce lait fait parti du régime yogique, étant ce lait considéré comme un puissant énergisant, riche en protéine, vitamines et minéraux, mais surtout très digeste. La recette qui apparaît dans le livre The Yoga Cookbook a été créé par Swami Vishnu-Devanada pendant son Sadhana intensive (la pratique de yoga) dans les Himalayas, et est servi toujours dans tous les Ashrams Sivananda en Occident desquels il est fondateur. Dans ce livre  de la cuisine pour le yoga il est mentionné aussi la grande valeur que les amandes ont pour renforcer le système respiratoire et pour lubrifier les intestins, selon la Ayurveda.

Ma variation est inspiré du lait d'amandes, mais j'ajoute un twist sucré (idée de Sahada Devi) avec des dattes secs et pour entretenir mes besoins de calcium de femme "allaitante", je m'offre une version plutôt végétarienne en les mélangeant avec du lait de vache entière. Rien de plus !

Lire la suite "Un bon demarrage matinal " »

L'esprit de tous les jours

Le_zen_dans_lart_chevaleresque_du_2 Ma voisine de palier m'a offert un livre il y a quelques jours : Le Zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc. Comme je n'ai pas beaucoup de temps car une maman d'un bébé de 6 mois n'a pas trop de temps, j'ai décidé de le laisser sur le canapé dans le salon où je suis de temps en temps pour allaiter, parce que parfois Lila s'endort pendant son repas, donc je pourrai éventuellement lire quelques lignes.

Je viens à peine de finir le préface pendant que Lila dort deja dans son lit, et je suis très reconnaissante parce que maintenant j'irai aussi dormir avec cette phrase en tête : "Le Zen est  "l'esprit de tous les jours", comme l'a défini Ma-tsou, et cet "esprit de tous les jours" n'est autre chose que "dormir quand on a sommeil, manger quand on a faim."

Ça peut paraître hors de contexte dans l'invité végétarien mais en réalité cet invité végétarien que je suis n'est pas seulement qui ne mange pas de la viande ou des produits d'origine animale, mais surtout quelqu'un qui veut vivre le plus près de sa nature véritable, et bien que je l'oublie souvent pour faire la place à des idées de ce que je suis, ma nature véritable se voudrait dormir quand elle a sommeil et manger quand elle a faim.

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